Quelles sont les connaissances en neurosciences et en sociologie des organisations liées aux besoins du modèle de Stevenson telles qu’elles sont présentées dans l’ouvrage *Neurosciences et Sociétés Plurielles* (et classées selon le modèle de Stevenson enrichi par la lecture de Spinoza) ?
La réponse est structurée selon les 10 besoins du modèle de Stevenson, en intégrant les deux dimensions décrites dans l’ouvrage :
et en ajoutant la lecture spinoziste (conatus / puissance d’agir).
L’ouvrage explique en effet que chaque besoin correspond à :
La mobilité repose sur :
Ces systèmes assurent :
Ils constituent une boucle perception–action.
Dans un organisme social, l’analogie correspond :
Exemples :
La mobilité correspond à :
l’expression corporelle du conatus
→ capacité d’agir dans le monde.
Une organisation bloquée dans son action connaît l’équivalent d’une paralysie fonctionnelle.
Les mécanismes principaux :
Ils permettent :
Dans les organisations :
L’organisme social ajuste son fonctionnement pour maintenir son équilibre avec l’environnement.
L’adaptation correspond à :
la capacité à augmenter sa puissance en composant avec les causes extérieures.
Régulation par :
La nutrition constitue un système :
Équivalent organisationnel :
Une organisation mal alimentée en ressources se dénutrit.
La nutrition est une condition de :
persévérance dans l’être.
Systèmes impliqués :
Certaines cellules immunitaires se comportent comme des systèmes intelligents régulateurs.
Équivalent organisationnel :
Hygiène = maintien de la cohérence corporelle permettant la persévérance du conatus.
Systèmes impliqués :
Deux mécanismes clés :
Équivalents :
Exemples :
La peur diminue la puissance d’agir.
La sécurité stabilise le système vivant.
Circuits impliqués :
Ces circuits produisent :
Dans les organismes sociaux :
Sans affection sociale :
Les relations positives produisent des affects joyeux augmentant la puissance.
L’échange mobilise :
Chaque interaction modifie l’état neuronal :
→ nouvelle configuration neurones-synapses
Les échanges activent :
Dans les organisations :
Le cerveau fonctionne grâce aux interactions avec d’autres cerveaux.
L’échange est une composition de puissances.
Principaux systèmes :
Ils permettent :
La réflexion organisationnelle correspond à :
Elle résulte d’une agrégation des réflexions individuelles.
La compréhension augmente la liberté.
Systèmes impliqués :
La reconnaissance active les circuits dopaminergiques.
La reconnaissance organisationnelle repose sur :
Un organisme reconnaît un autre organisme par une combinatoire de reconnaissances individuelles.
Être reconnu augmente la puissance d’agir.
Fonctions impliquées :
Dans les organismes sociaux :
Sans cohérence :
La cohérence correspond à :
l’unité dynamique du conatus.
Le fonctionnement d’un organisme social présente des analogies structurelles avec celui du cerveau.
Chaque besoin est régulé par :
Les organismes sociaux, comme les individus, tendent à :
Le modèle Stevenson tel que présenté dans l’ouvrage apparaît comme une interface conceptuelle entre :
Il constitue ainsi une grille d’analyse transdisciplinaire applicable aux organisations sociales et médico-sociales (ESSMS, référentiel HAS, dispositifs institutionnels). ```