===== ADEME Surface Alimentaire Utile et Besoins SAU===== [[management:ia_wiki:equilibres_alimentaires_table_de_propostions_stevenson|Table de Propostions Stevenson]] đŸ˜ș ChatGPT 5 + Corpus Stevenson Juin 2025 LĂ©gende ⚠ point clef Ă  comprendre ==== En prĂ©alable ==== En 2020, l'ADEME proposait une Ă©tude **Empreintes sol Ă©nergie carbone de l'alimentation**. Au delĂ  de son intĂ©rĂȘt sur le problĂšme des Ă©missions de C02 Ă©mise par la France, l'Ă©tude permet de porter un regard sur les ressources agricoles mondiales, leur exploitation et leur distribution. Comment? Nous avons **supposĂ©** que les 3 repĂšres sur la consommation de la viande et les surfaces agricoles nĂ©cessaires en France Ă©taient **gĂ©nĂ©ralisables** aux autres pays. Ceci permet d'opĂ©rer des comparaisons sur les **Surfaces Agricoles Utiles** (SAU) dont ont besoin leur pays pour assurer leur autonomie. Bien entendu, ces repĂšres varient d'un pays Ă  l'autre mais, mĂȘme avec des diffĂ©rences importantes avec la rĂ©alitĂ©, ces donnĂ©es permettent de tirer de nombreux enseignements dont **la gravitĂ© invite Ă  des investigations urgentes et Ă  la mise en oeuvre de politiques agricoles responsables des Ă©quilibres des besoins fondamentaux des populations**. Par exemple, le dĂ©ficit structurel en ressources alimentaire trĂšs important de l'Europe (donnĂ©es sur 11 pays) pour nourrir sa population avec le niveau actuel de protĂ©ines animales : elle n'a pas les ressources pour 140 millions de ses habitants. En revanche, la Russie serait excĂ©dentaire de 140 millions
 ++++Surface Agricole Utile (SAU) | La Surface Agricole Utile (SAU) est un terme couramment utilisĂ© en agronomie et en gĂ©ographie rurale pour dĂ©signer l'ensemble des terres employĂ©es pour des activitĂ©s agricoles productives. Cela inclut plusieurs types de terres : 1. **Les terres arables** : Des surfaces cultivĂ©es ou susceptibles d'ĂȘtre cultivĂ©es (cĂ©rĂ©ales, lĂ©gumes, jachĂšres, etc.). 2. **Les cultures permanentes** : Des terres utilisĂ©es pour des cultures qui ne nĂ©cessitent pas d'ĂȘtre replantĂ©es aprĂšs chaque rĂ©colte, comme les vignobles, les vergers, les oliveraies, etc. 3. **Les prairies permanentes et pĂąturages** : Des surfaces dĂ©diĂ©es Ă  l'Ă©levage du bĂ©tail, qui ne sont pas labourĂ©es mais servent Ă  la production d'herbe ou d'autres vĂ©gĂ©tations pour la pĂąture. ### UtilitĂ© et Importance de la SAU : - **ProductivitĂ© agricole**: La SAU est un indicateur de la capacitĂ© agricole d'un pays ou d'une rĂ©gion. - **Politiques agricoles**: La mesure de la SAU permet aux gouvernements et aux organismes de planification agricole de dĂ©velopper des politiques pour l'usage vertueux et la durabilitĂ© des ressources agricoles. - **Comparaisons Ă©conomiques**: C'est un critĂšre utilisĂ© pour comparer l'usage des terres et la productivitĂ© agricole entre diffĂ©rentes rĂ©gions ou pays. ### Autres Infos : - **Taille**: La taille de la SAU peut varier grandement d'un pays Ă  l'autre en fonction de la disponibilitĂ© des terres agricoles et de l'intensitĂ© des pratiques agricoles. - **Changements**: La SAU peut ĂȘtre modifiĂ©e par des changements d'affectation des terres (urbanisation, reforestation, etc.), par des stratĂ©gies agricoles (intensification, diversification, etc.), et par des politiques publiques de soutien ou de restriction en matiĂšre d'agriculture. Ainsi, la SAU est un concept clĂ© pour comprendre et analyser le potentiel agricole et les dynamiques rurales d'une rĂ©gion donnĂ©e. ++++ ---- ==== L'Étude ADEME ==== **Une prĂ©sentation trĂšs courte de l'Ă©tude ** rĂ©alisĂ©e par l'ADEME [[https://infos.ademe.fr/magazine-fevrier-2021/dossier/alimentation-quelle-empreinte-sur-nos-sols/|Alimentation  : quelle empreinte sur nos sols ? PrĂ©sentation trĂšs courte]] Pour permettre Ă  chacun de faire ses choix alimentaires en toute conscience, une Ă©tude de l’ADEME se consacre Ă  l’impact de nos menus, sur le sol notamment, du champ Ă  l’assiette. Pour les citoyens, l’impact environnemental de l’alimentation Ă©voque plus le poids de ses Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (GES) et ses consĂ©quences sur la biodiversitĂ© que son « empreinte sol ». La surface mobilisĂ©e pour la production des aliments peut pourtant jouer un rĂŽle clĂ© dans les choix des acteurs du systĂšme, Ă  commencer par les consommateurs. L’enjeu est Ă©norme, souligne Antoine Pierart, ingĂ©nieur au service ForĂȘt, alimentation et bioĂ©conomie de l’ADEME : « Artificialisation, production de biomasse pour l’énergie et les produits biosourcĂ©s
 L’articulation des usages des sols est essentielle, alors que 95 % de notre alimentation vient de la terre, que la disponibilitĂ© des surfaces de qualitĂ© reste contrainte et qu’elles jouent un rĂŽle essentiel dans la prĂ©servation des stocks de carbone. » Afin de mesurer cette empreinte sur les sols en fonction des diffĂ©rents rĂ©gimes alimentaires – plus ou moins riches en protĂ©ines animales – et de la localisation de la production des denrĂ©es, Antoine Pierart et Sarah Martin ont coordonnĂ© l’étude « Empreinte Sol – Ă©nergie – GES de l’alimentation » en 2020. Cette enquĂȘte approfondie confirme que plus la part de produits d’origine animale est forte dans les menus, plus l’empreinte sol est importante. {{ :connaissance:comprendremulti:ph104_illustration_nutrition.png?direct&300 |Illustration nutrition}} //Un potentiel de terres libĂ©rables.// « On passe ainsi de 4 Ă  16 mĂštres carrĂ©s par jour et par personne, entre un repas strictement vĂ©gĂ©tal et un autre riche en viande », indique Antoine Pierart. « Rééquilibrer son rĂ©gime alimentaire libĂšre un potentiel de terres agricoles, afin de faciliter le dĂ©veloppement de systĂšmes moins intensifs, par exemple, ou de relocaliser des productions importĂ©es pour favoriser la rĂ©silience des territoires », ajoute Sarah Martin. L’objectif serait d’inverser la proportion de protĂ©ines animales (2/3 actuellement) et vĂ©gĂ©tales dans l’assiette. L’enquĂȘte s’intĂ©resse Ă©galement Ă  l’empreinte des produits importĂ©s. Une question dĂ©cisive, elle aussi. Aujourd’hui, sur les 26 millions d’hectares dont la France a besoin pour nourrir sa population, prĂšs de 10 millions sont situĂ©s Ă  l’étranger pour nos importations. Or, l’usage de ces terres contribue Ă  la dĂ©forestation. Elles reprĂ©sentent autant de rĂ©servoirs de biodiversitĂ© et de stockage de carbone en moins
 La viande totalise 8 % de nos importations en tonnes, mais 40 % des surfaces importĂ©es, dont 1,6 million d’hectares pour les tourteaux de soja. Pour prĂ©server nos sols Ă  l’échelle de la planĂšte, il faudrait relocaliser nos impacts, en privilĂ©giant la viande issue d’élevages herbagers français tout en en consommant moins. L’étude Ă©value Ă©galement les empreintes en Ă©nergie et en Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de l’alimentation, diffĂ©rentes de celle du sol.ADEME. [[https://www.connaissancedesenergies.org/sites/default/files/pdf-pt-vue/empreintes-sol-energie-carbone-de-l_alimentation-2020-synthese.pdf|Empreintes sol energie carbone de l'alimentation 2020 Synthese]] [[https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/4396-empreintes-sol-energie-et-carbone-de-l-alimentation.html|Empreintes sol energie carbone de l'alimentation 2020 Rapport complet]] ---- ==== De l'Ă©mission de CO2 aux ressources alimentaires nĂ©cessaires ==== === Les donnĂ©es de base === La surface agricole utile mobilisĂ©e par an : 1300m2 par un vĂ©gĂ©talien, 4300m2 par un Français moyen (107g par jour), 6000m2 par un gros mangeur de viande (170g par jour). Attention : dans cette comparaison, la SAU est entiĂšrement consacrĂ©e aux produits agricoles alimentaires. Dans la rĂ©alitĂ©, une part est rĂ©servĂ©e Ă  la production agricole non alimentaire. (En France 2O% ?) 50 gr/jour de protĂ©ines nous sont nĂ©cessaires (en moyenne). Les protĂ©ines dans les cĂ©rĂ©ales ne sont pas complĂštes (variĂ©tĂ©s des acides aminĂ©s. NĂ©cessitĂ© d’associer des lĂ©gumineuses. En France, nous sommes mangeur moyen de viande, === Les conditions de la suffisance alimentaire en France === Si la France est moyenne mangeuse de viande : la surface est juste suffisante pour nourrir sa population. Si la population française devient entiĂšrement vĂ©gĂ©tarienne : possibilitĂ© de nourrir 150 millions de personnes **en plus** de sa population . Si la France devient grosse mangeuse de viande : importation nĂ©cessaire pour nourrir 18 millions de Français. Etc. {{tag> Comprendre Nutrition }} {{counter|total}} {{counter|yesterday}} {{counter|today}}